Séquences didactiques 5-6p et mitic PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par Jeanne Mollard-Guillaume   
Voici un article qui détaille quelques points positifs de l'intégration des moyens mitic pour l'introduction des nouveaux moyens didactiques d'expression 5-6p. Ce document a été élaboré en marge de nos présentations lors du recyclage de cette année scolaire.

Séquences didactiques 5-6p

et mitic

Pourquoi intégrer les mitic (médias, images et tic) dans les séquences didactiques (SD) ?

Il y a un parallèle indéniable entre les objectifs futurs du PER qui prévoient d’utiliser les mitic comme outil pour travailler des compétences, et les dimensions principales des séquences didactiques.

“Utiliser l’écriture et les instruments de la communication pour planifier et réaliser des documents”, (PER, L28)
“Décoder la mise en scène de divers types de messages” (PER, obj mitic lié au L28)
“Présenter une problème de communication réel, bien défini.” (Séquence did 5-6p, p8)

Il semble alors évident d’utiliser les mitic en expression orale/écrite afin d’atteindre ces objectifs.

 


A quel moment les intégrer ?

La méthode des séquences didactiques comprend 3 moments forts dans son application, auxquels nous ajoutons un quatrième, l’analyse.

Les mitic ont été utilisés dans des classes dans chacuns de ces 4 moments :

  1. Production initiale : les outils mitic ont permis de garder une trace des premiers jets, autant à l'orale qu’à l'écrit.

  2. Phase d’analyse : les outils mitic ont permis à l’enseignant ou à des groupes d’élèves d’évaluer (écouter, lire) le travail des élèves à un autre moment ou à un autre endroit.

  3. Durant des modules : les outils mitic ont permis de mettre en place des activités basées sur la différenciation et l’individualisation. Ils ont également permis de mettre en place des ateliers autonomes pour perfectionner certaines compétences précises.

  4. Prod finale : les outils mitic ont permis l’évaluation de l’évolution et des progrès, ainsi que la transmission et la communication du produit final.



Aspects positifs de l’utilisation d’outils mitic avec les SD :

Voici quelques utilisation concrètes des outils mitic réalisés par les enseignants des classes relais du canton, accompagnés par les personnes ressources mitic durant les séquences didactiques.

Point 1 : Contexte de communication réelle

Le point le plus important de cette liste est sans conteste les situations réelles de communication proposées par les outils mitic. Il est désormais beaucoup plus aisé de proposer à ses élèves un travail qui a pour finalité d'être partagé. Les possibilités sont multiples : site web, podcast, film dvd, cd audio, powerpoint pour la bibliothèque, ... Dans chacun de ces cas les élèves ont eu la possibilité de faire un projet POUR QUELQU’UN, ont été motivé par cette perspective. De plus ils ont dû travailler avec des règles de la vie réelle (orthographe, mise en page, prononciation, langage correct etc) pour arriver à un produit fini compatible avec les “ceux de l’extérieur” !

Point 2 : Traces de l’évolution des progrès

Le premier jet ayant été sauvegardé (sons enregistrés ou premier texte écrit sur un document sauvegardé avant d’être retravaillé) l’élève pourra régulièrement faire le parallèle entre son travail actuel et la situation initiale.

Expérience faite l’écoute d’un premier jet puis d’une version finale est révélatrice ! La différence entre les deux est énorme, et l’élève (et l’enseignant-e !) est surpris du progrès. Il peut également y voir les apports évidents des modules suivis.

Point 3 : Echange des informations et des textes :

Au cours d'un projet les outils mitic ont permis à deux classes distantes de travailler de concert grâce à la mise sur pied d’un espace de travail collaboratif : une classe dans educanet2. Chaque élève/groupe avait alors la possibilité de recevoir les textes des autres dans le classeur de la classe puis d’en évaluer le contenu grâce à une grille d’évaluation commune. L’outil “forum” a également été activé, permettant aux élèves d’échanger leurs avis.

Point 4 : Mise en évidence des erreurs

Les outils d’un traitement de texte sont encore trop rarement utilisés pour l’apprentissage. Pourtant le correcteur d’orth est un moyen pour proposer à l’élève de se poser beaucoup de questions en rapport avec l’orthographe et la grammaire. Comme ce correcteur ne corrige pas tout, l’élève doit quand-même faire une relecture réfléchie de son texte. De plus les erreurs mises en évidence par le traitement de texte ne le sont parfois pas ! Pourquoi ne pas en discuter avec les élèves et les aider à comprendre la “logique” de la machine, et ainsi aborder (une fois de plus !) les homophones, les nom propres, l’accord des nom, adj et autres ?

D’autres outils sont intéressants dans la rédaction de textes comme le "suivi de modification" (dans word : barre d’outils “Révisions”, cliquer sur “suivi des modifications”). Celui-ci permet à l’enseignant-e de voir toutes les modifications que l’élève a apporté à son texte depuis le 1er jet. Il faut pour cela activer le suivi de modification dès la fin de la rédaction du 1er jet.

La "comparaison de documents" est basé sur le même principe mais ne nécessite pas de suivi de modification. Il suffit à l’enseignant d’ouvrir le texte du 1er jet, et de demander (dans word : outils -> suivi de modifications -> comparaison de documents) de comparer ce texte au document final. Toutes les modifications seront alors mises en évidence. Ceci permet à l’enseignant, par exemple de voir si l’élève a retravaillé son texte au niveau de la forme, du fond, de l’orthographe, etc.

Point 5 : Motivation accrue basée sur la prise de conscience de ses propres manques, de la nécessité d’être compris

Le premier jet ayant été sauvegardé sur l’ordinateur, l’enseignant peut y renvoyer l’élève chaque fois que ce dernier aura perdu le sens de ce qu’il fait. En se réécoutant ou se relisant l’élève fera vite le lien entre ses besoins initiaux et le module qui lui est alors proposé.

En permettant à l’élève de se faire écouter ou relire par quelqu’un d’autre il comprendra le besoin que son texte soit compréhensible, audible, lisible.

Point 6 : Présentation de qualité

Grâce aux outils mitic la production finale de l’élève peut avoir une qualité extra. Son récit enregistré est aussi bon que son entraînement le permet, et son texte écrit aura une tenue correcte grâce au traitement de texte. Les textes formatés simplement et correspondent esthétiquement  à des productions médiatiques correctes : pas de ratures, ni d'écriture illisible, et de plus le produit fini peut être dupliqué et distribué facilement.

Si le texte est écrit sur un programme de traitement de texte dès le départ (ce qui prend un peu plus de temps que de le faire à la main) l’élève n’aura jamais plus besoin de le réécrire une fois les corrections faites (ce qui est un gain de temps important!). Toutes les modifications, ajouts et suppressions se font directement sur l’ordinateur, ce qui permet un flexibilité bien plus grande que la feuille de papier !

Point 7 : Structuration obligée grâce aux outils multimédias

Pour produire des textes qui ont une certaine tenue l’élève doit structurer son récit en phases, paragraphes. L’utilisation d’outils mitic oblige l’élève a passer par cette étape.

Par exemple :

  • la création d’un diaporama (powerpoint, keynote, présentation) oblige l’élève a séparer son récit en diapositives ayant une suite logique

  • la création d’une bande dessinée (ComicLife) l’oblige à couper son texte en images

  • un film d’animation (istop motion, AniPaint,...) le force à découper son histoire en tableaux.

Point 8 : Mise sur pied d’ateliers autonomes

En expression orale le progrès dépend aussi de l’entraînement. Des outils simples et gratuits (comme “audio recorder” (mac), “magnétophone” (pc), “audacity” (mac et pc)), peuvent être installés sur les ordinateurs pour permettre à l’élève qui en a besoin de s’enregistrer tout seul autant de fois qu’il en a besoin, avec la possibilité de se réécouter directement.

 


Pour vous… le projet réciTIC :

 

Les personnes ressources vous proposent une activité dans le cadre des séquences didactiques. Il s’agit de la rédaction d’un récit à plusieurs classes.

Chaque classe doit créer pour une date donnée un texte d’une page A4 (en arial 12) comprenant 2 fins distinctes et 2-3 illustrations créées par les élèves.

Toutes les informations sur ce projet sont visibles sur le site

prpf.educanet2.ch/recitic


Document créé par les personnes ressources, www.pratic.ch, juin 2009
Mise à jour le Mercredi, 15 Juillet 2009 08:34